Blessés, les deux policiers sont malgré tout parvenus à mettre fin à l’attaque.
Lundi soir, une patrouille composée d’un homme de 48 ans et d’une femme de 34 ans a été prise à partie dans le centre de Toulouse. Selon les premiers éléments, un individu se serait d’abord approché pour demander des renseignements avant de sortir des couteaux et de frapper les agents.
Ces derniers ont réussi à le neutraliser à l’aide de gaz lacrymogène puis à l’interpeller.
Une lame près de la carotide
Les deux fonctionnaires ont été transportés au CHU de Toulouse-Rangueil.
Le policier a été touché au bras et une lame aurait également atteint la zone de la carotide, sans conséquence mortelle. Sa collègue souffre d’une blessure au bras, tandis que son gilet pare-balles porte aussi la trace d’un coup.
Le suspect aurait été porteur de trois couteaux.
L’adjoint à la Sécurité de Toulouse, Émilion Esnault, a évoqué mardi une "tentative de meurtre" et souhaite que les deux agents reçoivent la médaille de la sécurité intérieure.
Des propos examinés par les enquêteurs
La question des motivations de l’agresseur est désormais au cœur de l’enquête.
Selon plusieurs sources, l’homme aurait crié à plusieurs reprises "Allahu akbar" pendant l’attaque. Le maire Jean-Luc Moudenc a confirmé que des "propos à caractère terroriste" avaient été signalés.
Cela ne suffit toutefois pas, en l’état, à qualifier l’agression de terroriste. Le parquet national antiterroriste n’a pas repris le dossier.
Les investigations ont été confiées à la police nationale afin de reconstituer précisément les faits et d’établir les motivations du suspect.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a salué le "courage" des deux policiers blessés, tandis que Jean-Luc Moudenc leur a adressé son soutien ainsi qu’à leurs familles et collègues.