Une nouvelle augmentation attend les consommateurs de gaz à la rentrée.
À compter du 1er septembre, le prix repère de vente du gaz atteindra en moyenne 172,05 euros TTC par mégawattheure, soit une progression de 5,6% en un mois.
Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), cette évolution est "entièrement liée à l’augmentation des prix du gaz sur les marchés".
Depuis la fin des tarifs réglementés, ce prix repère sert de référence aux fournisseurs pour élaborer leurs offres et permet aux particuliers de comparer les différents contrats disponibles.
Près de six millions de foyers disposent aujourd’hui d’une offre indexée sur ce niveau de prix, soit environ 60% des abonnés résidentiels au gaz.
Pour eux, la hausse de septembre devrait donc se répercuter sur les factures. Les consommateurs ayant choisi un contrat à prix fixe ne sont en revanche pas directement concernés.
Cette nouvelle augmentation intervient après une progression déjà importante de 7,4% enregistrée en juillet.
Le conflit au Moyen-Orient fait flamber les marchés
La CRE attribue cette tension au contexte géopolitique au Moyen-Orient, qui perturbe fortement les approvisionnements énergétiques.
Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran a notamment affecté une voie maritime majeure pour le transport mondial d’hydrocarbures. Environ 20% du pétrole mondial et une part comparable des exportations de gaz naturel liquéfié y transitent habituellement.
Conséquence : le prix du gaz européen s’est envolé. L’indice TTF néerlandais, principale référence du marché sur le continent, a progressé de 93% depuis le début du conflit à la fin du mois de février.