Les circonstances de la mort de Jean-Luc Brunel avaient rapidement alimenté les interrogations, dans le sillage de l’affaire Jeffrey Epstein.
Retrouvé mort dans sa cellule le 19 février 2022, l’ancien agent de mannequins était alors incarcéré et mis en examen pour viols sur mineurs. Un rapport de l’administration pénitentiaire daté du 28 février 2022, auquel RTL puis BFMTV ont eu accès, vient apporter de nouveaux éléments sur ses dernières heures.
Ses conclusions ne font apparaître aucune anomalie susceptible de remettre en cause la thèse du suicide.
Découvert lors d’une ronde nocturne
Selon ce document, Jean-Luc Brunel a été découvert à 1h39 par un surveillant effectuant sa ronde. Les personnels pénitentiaires ont immédiatement tenté de le réanimer, sans succès. Son décès a été constaté par un médecin à 2h05.
Le rapport indique que plusieurs contrôles avaient été effectués auparavant dans la soirée et qu’aucun comportement inhabituel n’avait été constaté. Aucun appel n’aurait par ailleurs été passé depuis sa cellule ou une cellule voisine pendant la nuit.
L’administration pénitentiaire avait pourtant identifié Jean-Luc Brunel comme un détenu vulnérable présentant un risque suicidaire. Le rapport précise qu’il supportait difficilement son incarcération et bénéficiait à ce titre de rondes supplémentaires et d’un suivi hebdomadaire.
Quelques heures avant sa mort, à 18h30, il avait téléphoné pendant une dizaine de minutes à sa sœur, avec laquelle il entretenait une relation proche. Le document décrit un échange apparemment ordinaire, durant lequel il avait un "ton enjoué".
Le rapport révèle toutefois que Jean-Luc Brunel avait déjà présenté plusieurs comportements suicidaires depuis son incarcération. Il s’était automutilé en avril 2021. En juillet de la même année, il avait été retrouvé avec une corde autour du cou. En décembre, il avait également annoncé par interphonie son intention de se suicider.
Concernant sa mort en février 2022, le rapport estime au contraire que sa détermination avait été suffisamment forte pour ne pas être détectée par ses proches et pour profiter de l’intervalle entre deux rondes.
Une figure régulièrement citée dans l’affaire Epstein
Jean-Luc Brunel était soupçonné d’avoir joué un rôle d’intermédiaire dans l’entourage de Jeffrey Epstein et son nom apparaît à plusieurs milliers de reprises dans les documents liés à l’affaire.
Sa mort, comme celle de Jeffrey Epstein en détention en 2019, a depuis nourri de nombreuses interrogations et théories.