Une séquence filmée sur l’île de Groix provoque de nombreuses réactions en ligne. On y voit Erik Tegnér, patron du média Frontières, entouré par plusieurs personnes qui lui demandent de quitter les lieux.
Dans un premier extrait, le journaliste est encerclé à proximité d’un mur tandis que plusieurs individus l’interpellent. Sur une autre séquence, il apparaît seul au téléphone, à distance du groupe, sous les huées.
La date exacte des faits n’a pas été établie à ce stade, pas plus que les circonstances ayant précédé cette confrontation.
Alice Cordier, directrice du collectif Nemesis, a réagi publiquement en apportant son soutien à Erik Tegnér.
🚨 AGRESSION D’ERIK TEGNÉR
— Alice Cordier (@CordierAlice2) August 6, 2026
Je viens de découvrir une vidéo postée il y a 2h de @tegnererik en train de se faire agresser sur l’Île de Groix, en Bretagne.
Des hommes l’entourent, le maintiennent et semble l’isoler contre un mur.
On retrouve le courage de l’extrême gauche qui… pic.twitter.com/VHnU0RLlyp
Elle affirme également avoir repéré dans les commentaires accompagnant la vidéo des références au meurtre de Quentin Deranque, militant d’ultra-droite mort en février à Lyon après une violente confrontation avec des militants d’ultra-gauche.
La responsable de Nemesis dénonce une intimidation collective visant le journaliste et rappelle qu’Erik Tegnér avait déjà été agressé l’année précédente avec sa compagne. Ses agresseurs avaient alors été condamnés.
"Ils m'ont dit que Quentin Deranque l'avait mérité", a ensuite réagi l'intéressé sur le plateau de CNEWS. "J'ai déposé plainte. Il n'y a pas de réaction suffisamment forte. Aujourd'hui ils étaient 150, la prochaine fois ils iront plus loin. (...) Je crains qu'à un moment, il y aura un drame", a conclu Erik Tegnér, reconnaissant qu'aucun coup n'avait été porté.