Le stage devait permettre à quatre adolescentes de découvrir le travail de la police. Il a débouché sur la suspension d’un haut responsable et l’ouverture d’une enquête pénale.
Âgées de 15 ans, les lycéennes auraient vu des photographies de cadavres alors qu’elles étaient accueillies au commissariat d’Épinal. Les images, tirées de véritables procédures judiciaires, leur auraient été présentées par le chef d’état-major de la police nationale dans les Vosges.
L’officier a été écarté de ses fonctions à titre conservatoire il y a plusieurs semaines.
L’ordinateur du policier saisi
Le parquet d’Épinal a confié les investigations à l’Inspection générale de la police nationale. Le matériel informatique du responsable a été saisi et doit désormais être analysé.
L’enquête a été ouverte pour tentative de corruption de mineurs. Elle devra notamment déterminer quelles images ont été montrées aux stagiaires, dans quel contexte et pour quelle raison. Au-delà de leur caractère particulièrement éprouvant pour des adolescentes, ces photographies étaient couvertes par le secret de l’enquête.
Le délit visé peut être puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.