Jean Imbert échappe pour l’instant à une mise en examen. Entendu pendant une trentaine d’heures en garde à vue, le chef cuisinier a été placé mercredi 5 août sous le statut de témoin assisté par un juge d’instruction parisien.
Ce statut intermédiaire signifie que des indices justifient la poursuite des investigations, mais qu’ils n’ont pas été jugés suffisamment graves ou concordants pour le mettre en examen à ce stade. Jean Imbert reste présumé innocent.
Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour des violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours, commises par un conjoint ou un concubin.
La procédure porte sur les accusations de deux femmes. Au total, six anciennes compagnes ont dénoncé des violences de différentes natures, mais les faits évoqués par quatre d’entre elles seraient désormais prescrits.
Certaines plaignantes décrivent des comportements relevant du contrôle coercitif : surveillance de leurs fréquentations, de leurs sorties ou de leur apparence. Des proches ont également rapporté avoir observé des morsures, des ecchymoses, des humiliations ou encore des épisodes d’enfermement dans une pièce.
Parmi les femmes ayant porté plainte figurent Alexandra Rosenfeld, qui accuse son ancien compagnon de violences physiques et psychologiques durant leur relation entre 2013 et 2014, et l’ancienne actrice Lila Salet, dont la plainte remonte à août 2025.
Le chef, ancien responsable des cuisines du Plaza Athénée et vainqueur de l'émission Top Chef, conteste la qualification pénale des faits qui lui sont reprochés.
L’instruction doit désormais déterminer si les accusations peuvent être suffisamment étayées pour entraîner une éventuelle mise en examen.