Selon les informations de l'AFP, plusieurs anciens collaborateurs ont décrit devant les juges un climat de travail marqué par des cris, des sollicitations permanentes, y compris le week-end, ainsi que des remarques dévalorisantes, notamment au moyen de notes sur 20 ou de “cartons rouges”. Antoine Vey conteste ces accusations, affirmant n'avoir jamais cherché à humilier qui que ce soit et présentant ces méthodes comme “des outils pédagogiques”.
Antoine Vey affirme n'avoir jamais reçu d'alerte, mais les juges s'appuient sur plusieurs témoignages décrivant un comportement changeant. Sa défense assure toutefois que d'autres anciens collaborateurs livrent une version des faits très différente, rapporte l'AFP.
Une ancienne collaboratrice accuse également l'avocat de propos sexistes dégradants et d'un geste déplacé entre 2017 et 2019. Des faits qu'il conteste. Connu pour avoir notamment défendu Nicolas Zepeda, Jérôme Cahuzac, Julian Assange ou encore Mohed Altrad, Antoine Vey est suspendu jusqu'à la fin août par le Conseil de l'ordre du barreau de Paris pour des manquements envers ses collaborateurs. L'affaire avait été révélée par une enquête de Libération en 2023.