Le retour à la normale se poursuit progressivement en Gironde après neuf jours de lutte contre les flammes.
Les habitants de Saumos, Le Temple, Arès et Marcheprime sont autorisés à rentrer chez eux ce samedi, a annoncé la préfète Sophie Brocas. Cette nouvelle levée d’évacuation concerne 10 750 personnes.
Depuis le début de la crise, 208 000 habitants ont ainsi pu retrouver leur logement sur les 224 000 évacués au plus fort des incendies.
Le feu est considéré comme fixé sur la quasi-totalité du territoire girondin. Deux zones restent cependant sous étroite surveillance : la presqu’île du Cap-Ferret et le cordon dunaire du Porge.
"Feu fixé ne veut pas dire feu éteint", a insisté Sophie Brocas. Les pompiers doivent encore traiter les foyers résiduels et prévenir toute reprise, notamment en cas d’évolution défavorable de la météo.
Plus de 330 pompiers blessés
La préfète s’est félicitée qu’aucun habitant n’ait été tué ou blessé par le mégafeu. Plus de 330 sapeurs-pompiers ont en revanche été touchés au cours des interventions.
Deux pompiers sont par ailleurs morts mardi 21 juillet lors d’une opération contre un incendie de bâtiment près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, un sinistre distinct du mégafeu.
La lutte contre les incendies en Gironde a mobilisé 3 300 pompiers, 24 moyens aériens, 1 470 gendarmes, plus de 700 policiers et 1 500 militaires.
Des équipes médicales venues de toute la France, des drones militaires et des renforts internationaux ont également été déployés. La préfète évoque "la plus grosse opération de lutte contre un incendie de l’histoire moderne de la Sécurité civile".
La situation reste plus préoccupante dans le Var, où un feu pourtant fixé depuis plusieurs jours a repris de l’ampleur. Environ 2 500 personnes ont dû être évacuées vendredi soir.