1er-Mai : le Sénat valide le retour au travail des salariés volontaires chez les boulangers et fleuristes

1er-Mai : le Sénat valide le retour au travail des salariés volontaires chez les boulangers et fleuristes

Les sénateurs ont adopté ce mardi le projet de loi permettant aux boulangers et fleuristes artisanaux de faire travailler leurs salariés volontaires le 1er-Mai. Soutenu par le gouvernement, le texte est dénoncé par les syndicats et la gauche, qui y voient une remise en cause d’un acquis social.

Nouvelle étape pour le projet de loi sur le travail du 1er-Mai. Le Sénat a adopté ce mardi 16 juin le texte porté par le gouvernement visant à autoriser les salariés volontaires des boulangeries-pâtisseries artisanales et des fleuristes à travailler lors de cette journée traditionnellement chômée.

Présentée comme une mesure de "clarification" juridique, la réforme prévoit que cette possibilité soit encadrée par un accord de branche déterminant les modalités du volontariat et les conditions de rémunération des salariés concernés.

Devant les sénateurs, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a estimé que le dispositif constituait une solution "solide sur le plan juridique" et "respectueuse de notre histoire sociale". Il a également souligné que le recours à des accords de branche renforcerait le rôle des organisations syndicales dans l’encadrement du travail du 1er-Mai.

Le texte a été adopté sans modification par 229 voix contre 110, bénéficiant du soutien des groupes de droite et du centre.

La gauche dénonce une remise en cause d’un acquis social

L’ensemble des groupes de gauche s’est opposé à la réforme. Dans un communiqué commun, les sénateurs socialistes, communistes et écologistes ont dénoncé l’ouverture d’une "brèche dans le droit du travail" et alerté sur une remise en cause progressive du caractère exceptionnel du 1er-Mai.

Les syndicats, également hostiles au texte, craignent qu’il ne constitue une première étape vers un élargissement du travail lors de cette journée fériée.

À l’inverse, les défenseurs du projet assurent qu’il ne s’agit pas d’une obligation mais d’une faculté offerte aux salariés qui souhaitent travailler ce jour-là.

Après son adoption au Sénat, le texte poursuit désormais son parcours parlementaire. Il doit être examiné par l’Assemblée nationale, où les débats s’annoncent plus disputés.

Son inscription à l’ordre du jour n’est toutefois pas prévue avant la rentrée parlementaire de septembre.

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