Le sommet du G7 s’ouvre ce lundi 15 juin à Évian en Haute-Savoie pour trois jours de discussions entre les dirigeants de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni. La présidence française a également convié plusieurs pays partenaires, dont le Brésil, l’Inde, la Corée du Sud, le Kenya et l’Égypte, ainsi que des responsables d’organisations internationales.
Parmi les principaux enjeux figure la question des déséquilibres économiques mondiaux. Comme l’ont rappelé Les Échos, Emmanuel Macron avait dénoncé en janvier à Davos la surconsommation américaine, le surinvestissement chinois et les difficultés de compétitivité de l’Europe.
Paris veut profiter du G7 pour renforcer la coopération sur les minerais critiques, relancer le dialogue multilatéral et rééquilibrer les échanges avec la Chine et les États-Unis. Une démarche qui pourrait toutefois se heurter aux positions protectionnistes de Donald Trump et à ses menaces de nouveaux droits de douane. Le président américain arrive cet après-midi à Évian, directement concerné par ce sujet.
Le Moyen-Orient figurera aussi parmi les sujets clés du G7. Les dirigeants discuteront de Gaza, du Liban et surtout de l'avenir du détroit d'Ormuz, après l'annonce d'un cessez-le-feu entre l'Iran et Israël. Les échanges porteront sur la réouverture de cette voie maritime stratégique et sur les perspectives d'un accord concernant les programmes nucléaire et balistique iraniens.
L'Ukraine sera également au cœur des discussions. En présence de Volodymyr Zelensky, les dirigeants du G7 doivent évoquer le soutien à Kiev, les perspectives de négociations avec Moscou, les garanties de sécurité en cas de cessez-le-feu, ainsi que la poursuite de l'aide occidentale et la protection des infrastructures énergétiques ukrainiennes.