L’équipe de France partira pour les États-Unis avec une victoire supplémentaire en poche, mais aussi plusieurs interrogations. Opposés à l’Irlande du Nord pour leur ultime répétition avant la Coupe du monde, les Bleus se sont imposés ce lundi soir dans la métropole lilloise (3-1), portés par un Michael Olise étincelant, auteur d’un triplé.
Quatre jours après une défaite inquiétante face à la Côte d’Ivoire, Didier Deschamps attendait une réaction. Elle a mis du temps à venir.
Face à une formation nord-irlandaise regroupée et disciplinée, les Tricolores ont longtemps peiné à trouver des solutions. Kylian Mbappé, pourtant très sollicité, a manqué plusieurs occasions franches, tandis qu’un but lui était refusé pour une position de hors-jeu après une frappe d’Aurélien Tchouaméni sur le poteau.
Peu inspirés collectivement, les Français ont fini par faire sauter le verrou juste avant la pause. Après un mouvement initié par Désiré Doué, Ousmane Dembélé voyait sa tentative contrée, mais Michael Olise surgissait pour ouvrir le score d’un tir opportuniste (1-0, 43e).
Le joueur du Bayern Munich récidivait dès le retour des vestiaires. Bien servi après un débordement de Malo Gusto, Olise profitait d’un ballon mal repoussé pour doubler la mise et donner un peu d’air aux Bleus (2-0, 49e).
Mais tout n’a pas été parfait. Sur une perte de balle évitable, les Français se faisaient surprendre défensivement et Patrick Kelly réduisait l’écart après un mouvement bien mené des visiteurs (2-1, 64e).
Des doutes persistants avant le Sénégal
Si Michael Olise a définitivement scellé le succès français avec une superbe frappe enroulée après une série de dribbles (3-1, 75e), cette prestation n’a pas totalement dissipé les doutes.
À huit jours de leur entrée dans le Mondial face au Sénégal, les Bleus ont encore affiché des fragilités dans le repli défensif, le pressing et l’animation collective. Malgré des individualités capables de faire basculer une rencontre, Didier Deschamps repart avec plusieurs chantiers à finaliser avant le début des choses sérieuses.
L’essentiel est toutefois assuré : après le faux pas nantais, la France évite une nouvelle désillusion et embarque avec un peu plus de confiance vers l’Amérique.