Une soirée culturelle sous tension dans la capitale.
La Ville de Paris a annoncé vouloir porter plainte après l’agression de la maire socialiste du 10e arrondissement, Alexandra Cordebard, survenue samedi 6 juin devant l’église Saint-Laurent, à l’occasion de Nuit Blanche.
Selon la municipalité, les faits se sont produits peu avant 19 heures, lorsque des "militants intégristes d’extrême droite" ont tenté d’empêcher l’ouverture de l’édifice religieux au public.
L’église accueillait une œuvre de l’artiste Marie-Luce Nadal, intitulée Sous la peau du ciel, présentée dans le cadre de la 25e édition de Nuit Blanche, consacrée cette année au thème de l’amour.
Dans un communiqué, la Ville de Paris affirme qu’après avoir tenté de bloquer l’accès à l’église, le groupe a organisé une prière de rue aux abords du bâtiment, propriété municipale.
C’est dans ce contexte qu’Alexandra Cordebard aurait été prise à partie.
"J’ai été bousculée avec mon équipe. J’ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d’entrer", a déclaré l’élue sur le réseau X.
J’ai été bousculée avec mon équipe. J’ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d’entrer.
— Alexandra Cordebard (@ACORDEBARD) June 6, 2026
Je porterai bien sûr plainte.
Merci à la Police nationale et à la Police municipale, mobilisées pour rétablir l’ordre. pic.twitter.com/r5LJKl9NXR
L’intervention des forces de l’ordre a finalement permis la tenue de l’événement artistique.
Civitas mis en cause
Dans un communiqué distinct, le député parisien Pouria Amirshahi accuse le groupuscule Civitas, dissous par le gouvernement fin 2023, d’être à l’origine de cette action.
Le mouvement avait appelé à perturber cette édition de Nuit Blanche, dont la direction artistique est assurée par Barbara Butch, déjà visée par une campagne de cyberharcèlement après sa participation à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024.
La Ville de Paris a réaffirmé son "attachement à la liberté artistique, à la pluralité des expressions culturelles et au débat démocratique", tout en apportant son soutien à l’artiste et à l’élue agressée.