L’enquête sur le gigantesque incendie qui avait ravagé les Corbières à l’été 2025 connaît un rebondissement majeur.
Trois agents de l’Office national des forêts (ONF) de l’Aude ont été placés en garde à vue mardi 2 juin dans le cadre des investigations sur l’origine du feu, selon une information confirmée à France 3 Occitanie.
Ces auditions interviennent près d’un an après ce qui avait été qualifié d’"incendie du siècle" dans le département.
Le sinistre s’était déclaré le 5 août 2025 dans le secteur de Ribaute, avant de se propager sur plus de 16 000 hectares, dont 11 000 partis en fumée, laissant derrière lui des paysages dévastés dans les Corbières.
Le bilan humain avait été particulièrement lourd : une habitante de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, âgée de 67 ans, avait perdu la vie. Au total, le feu avait traversé 16 communes et détruit 36 habitations.
Des responsabilités recherchées
À ce stade, les raisons précises de ces gardes à vue n’ont pas été communiquées.
Selon les premiers éléments, les trois agents de l’ONF sont entendus afin d’éclaircir les circonstances du départ de feu et d’éventuelles responsabilités.
Ces auditions interviennent plusieurs mois après la remise d’un rapport sur l’origine du sinistre, corédigé par les services départementaux d’incendie et de secours et l’ONF.
Dès le lendemain du départ de feu, le 6 août 2025, une enquête judiciaire avait été ouverte.
Face à l’ampleur du désastre, le parquet de Carcassonne s’était dessaisi le 12 août au profit du pôle régional environnemental de Montpellier, une juridiction spécialisée dans les atteintes à l’environnement et les catastrophes de grande ampleur.
La justice cherche désormais à déterminer si des fautes ou négligences ont pu contribuer au déclenchement ou à la propagation de cet incendie hors norme.