Philippe Baptiste défend le maintien de Parcoursup, tout en laissant la porte ouverte à des évolutions. Invité de BFMTV ce mercredi 7 octobre, le ministre de l’Enseignement supérieur a vivement critiqué les responsables politiques qui réclament sa suppression, qualifiant cette proposition d’"immense démagogie".
Son intervention survient alors que le fonctionnement de la plateforme figure parmi les revendications de lycéens et d’étudiants mobilisés. Ceux-ci dénoncent notamment un manque de transparence dans la procédure d’accès aux études supérieures.
Un refus de supprimer, une ouverture à discuter
Le ministre a particulièrement ciblé les propositions venues des "extrêmes". Selon lui, leurs auteurs "prennent vraiment les lycéens pour des truffes" lorsqu’ils promettent de supprimer Parcoursup. Une formule offensive, qui accompagne sa défense de l’outil national de préinscription dans l’enseignement supérieur.
Philippe Baptiste reconnaît néanmoins que des changements peuvent être discutés. "Je pense qu'il y a des choses à faire, des choses qu'on peut ouvrir, il faudra en discuter", a-t-il déclaré sur BFMTV. Il estime également que certains aspects de la plateforme fonctionnent bien.
Pas encore de réforme détaillée
Cette ouverture ne constitue pas, à ce stade, l’annonce d’une refonte. Dans les déclarations rapportées ce mercredi matin, le ministre ne précise ni les modifications envisagées ni leur calendrier. Elles ne permettent donc pas de savoir ce qui pourrait changer pour les prochains candidats.
Pour les candidats de 2026, la procédure de préinscription est désormais terminée. Le site officiel indique que l’historique des dossiers reste accessible. Les personnes qui avaient sollicité l’accompagnement d’une commission d’accès à l’enseignement supérieur continuent d’en bénéficier pour trouver une formation ou une solution adaptée.