Environ 30 000 lycéens ne pourront pas retrouver leurs salles de classe pendant plusieurs semaines, selon Édouard Geffray. Auditionné ce mercredi 7 octobre par la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale, le ministre a attribué cette situation aux dégradations commises dans certains établissements en marge du mouvement lycéen.
D’après ses déclarations, rapportées par Le Parisien, 24 lycées ont subi des incendies ou des dégâts suffisamment importants pour empêcher leur réouverture à court terme. Ce chiffre concerne l’impossibilité d’accueillir les élèves en présentiel. Il ne signifie pas nécessairement l’arrêt de toute activité pédagogique à distance.
Des fermetures qui dépassent les blocages
Ces établissements endommagés se distinguent des lycées où les enseignements sont temporairement perturbés par la mobilisation. Mercredi matin, le ministère recensait 528 établissements dans lesquels les cours étaient totalement ou partiellement suspendus, soit une baisse de 41 % par rapport à mardi.
Pour les élèves des sites les plus dégradés, le retour dans les bâtiments dépendra toutefois de leur remise en état. Le ministre n’a pas présenté, dans les éléments rapportés, de calendrier détaillé de réouverture pour chacun des 24 lycées concernés.
Une reprise progressive, avec priorité aux terminales
Un courrier du ministère aux recteurs prévoit de privilégier une reprise progressive dans les établissements les plus touchés, en commençant par les classes de terminale.
Le ministre a également annoncé une réponse au manque d’enseignants. Les établissements concernés doivent être recensés et les recteurs recevoir pour consigne de traiter sous huit jours la situation des lycées les plus affectés. Il s’agit d’un objectif annoncé, dont la mise en œuvre reste à suivre.
Lors de la même audition, le ministre a fait état de 88 personnels de l’Éducation nationale et de 215 élèves blessés depuis le début de la mobilisation.