Au cœur du dossier : 900 000 euros versés à Rachida Dati entre octobre 2009 et février 2013. Alors eurodéputée, elle est soupçonnée d’avoir fait du lobbying illégal au Parlement européen pour Renault en échange de cette somme, dans le cadre d’un pacte de corruption présumé avec l’ancien PDG du groupe. Elle conteste les accusations et affirme avoir exercé une activité d’avocate pour l’alliance Renault-Nissan, compatible, selon elle, avec son mandat.
Ce lundi, au procès à Paris, le parquet national financier a requis contre Rachida Dati quatre ans de prison, dont deux ans ferme à purger sous bracelet électronique. Il demande également cinq ans d’inéligibilité et d’interdiction d’exercer une fonction publique, avec exécution provisoire de ces deux peines. Les procureurs ont accusé les prévenus d’avoir porté une "atteinte manifeste à la démocratie" et au "pacte républicain".
Carlos Ghosn, réfugié au Liban et jugé en son absence, encourt pour sa part quatre ans de prison selon les réquisitions du parquet, qui demande le maintien de son mandat d’arrêt.