Philippe Brun refuse de laisser les accusations portées contre lui mettre un terme à la bataille judiciaire et politique.
Mercredi 16 septembre, quelques heures après la décision du Parti socialiste de le suspendre à titre conservatoire et de ne pas ratifier sa candidature à la primaire, le député de l’Eure a tenu une conférence de presse pour contester les faits qui lui sont reprochés.
L’élu affirme qu’une ancienne collaboratrice a saisi le parti la veille au soir. Il assure ne pas connaître précisément les faits dénoncés et indique qu’aucune plainte n’aurait été déposée contre lui à sa connaissance.
"Je n’accepterai pas d’être sali et de laisser le moindre doute sur ma personne", a-t-il déclaré, annonçant à son tour le dépôt d’une plainte "afin que la justice puisse établir les faits".
Philippe Brun met en cause la décision du PS
Le député accuse sa formation d’avoir "instrumentalisé" un conflit avec son ancienne collaboratrice pour le "tuer politiquement". Il dénonce également une décision prise sans qu’il ait été entendu sur les accusations.
De son côté, le Parti socialiste indique avoir été informé de "faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale". Le bureau national a décidé sa suspension à titre conservatoire et n’a pas ratifié sa candidature, tout en rappelant que les juridictions compétentes devront se prononcer "dans le respect de l’État de droit et de la présomption d’innocence".
Philippe Brun avait pourtant réuni les parrainages nécessaires pour participer à la primaire. Sa suspension l’écarte désormais du scrutin.