Une vidéo montrant un policier national projetant brutalement un homme au sol à Carcassonne fait désormais l’objet d’investigations judiciaires. La séquence, filmée le 21 juin 2026 et publiée samedi sur X par le député LFI Thomas Portes, a entraîné la saisine de l’antenne marseillaise de l’IGPN dès dimanche.
Sur les images, le fonctionnaire arrive derrière un homme de 29 ans, le saisit par son tee-shirt avant de le faire tomber. La victime reste allongée, les bras autour de la tête, tandis que plusieurs témoins protestent. Le policier appartient à la brigade de nuit du commissariat de Carcassonne.
Après les propos racistes, les violences policières. À Carcassonne la police est hors de contrôle ! pic.twitter.com/dT7k4JFhPy
— Thomas Portes (@Portes_Thomas) September 12, 2026
Selon le parquet, l’intervention se déroulait en marge de l’arrestation d’une autre personne pour des nuisances sonores répétées, un outrage, une rébellion et des violences contre des policiers. L’homme jeté au sol n’avait toutefois pas été interpellé et n’a jamais porté plainte.
SDF depuis ses 16 ans, il a été retrouvé mort sur son campement le 3 juillet, treize jours après cette scène.
L’autopsie n’a relevé aucune blessure suspecte et privilégie un décès lié aux stupéfiants, sans lien établi avec l’intervention policière.
Une procédure administrative, engagée avant même la diffusion de la vidéo, est également menée par le bureau déontologique du commissariat.
La séquence montre enfin le chef de patrouille de la police municipale de Carcassonne, assister à la scène sans intervenir. Cet agent avait déjà été mis en cause après la révélation de propos racistes, LGBTphobes et misogynes enregistrés par sa caméra-piéton.