Le procès doit durer près de trois semaines, jusqu’au 25 septembre. Loïk Le Priol doit répondre d’assassinat, Romain Bouvier de tentative d’assassinat et Lyson Rochemire de complicité d’assassinat.
Federico Martin Aramburu, ancien joueur du Biarritz Olympique et international argentin à 22 reprises, avait été tué le 19 mars 2022 à l’âge de 42 ans.
Quelques heures plus tôt, il passait la soirée à Paris avec son ancien coéquipier Shaun Hegarty. Une altercation avait éclaté dans une brasserie du boulevard Saint-Germain avec Loïk Le Priol, Romain Bouvier et Lyson Rochemire.
Les deux groupes avaient été séparés après quelques coups. Mais la confrontation s’était poursuivie dans les rues de la capitale.
Plusieurs coups de feu après la bagarre
Selon le déroulé retracé dans le dossier, Romain Bouvier avait poursuivi les deux anciens rugbymen à bord d’une voiture conduite par Lyson Rochemire avant de tirer à quatre reprises, touchant Federico Martin Aramburu.
Loïk Le Priol était ensuite arrivé à son tour et avait également ouvert le feu. L’ancien rugbyman était mort sur place.
La famille de la victime espère désormais que les débats permettront de mieux comprendre ce qui a conduit à cette escalade. Le mobile reste l’une des questions centrales du procès, tandis qu'à gauche, cette affaire est régulièrement brandie pour dénoncer la violence d'extrême-droite.
La défense dénonce une affaire "politisée"
Loïk Le Priol, ancien commando marine et membre du Groupe union défense, avait été arrêté quelques jours après les faits en Hongrie. Romain Bouvier avait été interpellé à Sablé-sur-Sarthe.
L’avocate de ce dernier, Me Sophie-Rey Gascon, estime que l’affaire a été excessivement "médiatisée et politisée". Elle conteste notamment les présentations faisant de son client un militant d’extrême droite au-delà de son passage étudiant au GUD.
À Biarritz, la mémoire de Federico Martin Aramburu reste très présente. Une fresque lui rend notamment hommage au stade Aguiléra, où l’ancien joueur avait laissé une forte empreinte.