Edouard Balladur, ancien Premier ministre de François Mitterrand, est mort à 97 ans

Edouard Balladur, ancien Premier ministre de François Mitterrand, est mort à 97 ans
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Ancien Premier ministre de 1993 à 1995 et candidat à l’élection présidentielle de 1995, Edouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans, a annoncé sa famille ce lundi 31 août. Figure majeure de la droite française, il avait également joué un rôle central dans les premières cohabitations de la Ve République.

Edouard Balladur est mort à 97 ans. Retiré de la vie politique depuis 2006, l’ancien chef du gouvernement avait occupé Matignon pendant deux ans sous la présidence de François Mitterrand.

Né le 2 mai 1929 à Izmir, en Turquie, dans une famille d’origine arménienne, il avait grandi à Marseille avant d’intégrer Sciences Po puis l’ENA.

Sa carrière au sommet de l’État débute véritablement aux côtés de Georges Pompidou dans les années 1960. Il devient ensuite secrétaire général adjoint puis secrétaire général de l’Élysée sous sa présidence.

C’est également durant cette période qu’il noue une relation politique étroite avec Jacques Chirac.

De la cohabitation à la présidentielle de 1995

Edouard Balladur avait été l’un des premiers responsables de droite à théoriser la possibilité d’une cohabitation entre un président et un gouvernement de camps opposés.

Lorsque la droite remporte les législatives de 1986, il devient ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances dans le gouvernement de Jacques Chirac. Sept ans plus tard, après une nouvelle victoire de la droite aux législatives, François Mitterrand le nomme Premier ministre.

Sa popularité à Matignon l’encourage à se présenter à l’élection présidentielle de 1995, face notamment à son ancien allié Jacques Chirac. Initialement favori, Edouard Balladur termine finalement troisième du premier tour avec 18,58 % des voix.

Cette campagne marquera durablement la rupture entre les deux hommes.

Relaxé dans l’affaire Karachi

Plusieurs années après son retrait, Edouard Balladur avait été mis en cause dans l’affaire Karachi, autour de soupçons de financement illégal de sa campagne présidentielle de 1995 via des rétrocommissions liées à des contrats d’armement.

L’ancien Premier ministre avait toujours contesté les accusations. Il a finalement été relaxé en 2021.

Ces dernières années, ses apparitions publiques étaient devenues rares. Il continuait toutefois à intervenir ponctuellement dans le débat politique, notamment en appelant encore en 2026 à l’organisation d’une grande primaire à droite en vue de la présidentielle de 2027.