La crise du jeu vidéo français frappe désormais l’un de ses studios les plus connus. Chez Quantic Dream, environ 115 emplois seraient menacés sur les 400 que compte l’entreprise entre Paris et Montréal.
Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées ce mardi 4 août devant les locaux parisiens du groupe. À partir de mercredi, le Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo appelle à une grève reconductible pour contester le plan social et les conditions dans lesquelles il est négocié.
Quantic Dream avait annoncé en mai l’arrêt du développement de Spellcasters Chronicles. Le jeu n’avait pas réussi à réunir suffisamment de joueurs pour poursuivre son exploitation.
Cette décision a entraîné la préparation d’un plan de départs qui pourrait concerner plus d’un quart des effectifs.
Le studio, également à l’origine de Beyond: Two Souls, Heavy Rain et Detroit: Become Human, n’avait pas réagi dans l’immédiat à la mobilisation.
Une industrie française frappée par les fermetures et les licenciements
Les difficultés de Quantic Dream s’ajoutent à une longue série de mauvaises nouvelles pour une filière qui emploie environ 12 000 personnes en France.
Plusieurs studios ont récemment fermé, tandis que l’éditeur Nacon a été placé en redressement judiciaire. Ubisoft a de son côté supprimé plus de 4 000 postes depuis septembre 2022 et poursuit la fermeture de sites à l’étranger.
Déjà concerné par un plan de départs en 2025, le studio français Don’t Nod se trouve également dans une situation financière préoccupante. Ses commissaires aux comptes estiment que ses réserves pourraient être épuisées dès le mois de novembre.