Le plafond annuel des franchises médicales va passer de 100 à 200 euros. L’annonce a été faite ce jeudi par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui a indiqué qu’un décret était en cours de préparation.
Ce plafond correspond au montant maximal restant à la charge d’un patient au titre des franchises appliquées sur les consultations médicales, les médicaments et certains actes de soins.
Selon la ministre interrogée par RMC, ce plafond "n’a pas évolué depuis 20 ans".
Elle insiste toutefois sur le fait que le gouvernement ne modifie pas le montant des franchises elles-mêmes, mais uniquement leur plafond annuel.
🩺 "Nous gelons le montant des franchises", affirme Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. "Nous doublons le plafond annuel" par patient, explique-t-elle#ApollineMatin pic.twitter.com/TIwZmjuFDs
— RMC (@RMCInfo) July 23, 2026
"Nous ne touchons pas aux franchises. Nous gelons le montant de ces franchises. Ce que nous faisons évoluer, c’est le plafond annuel", a-t-elle expliqué.
Des millions de Français non concernés
Stéphanie Rist rappelle que 18 millions de Français resteront exemptés de cette mesure, notamment les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, les femmes enceintes et les mineurs. Elle souligne également que les personnes souffrant de maladies chroniques déboursent en moyenne 78 euros par an, soit un montant inférieur au futur plafond.
La ministre justifie cette réforme par la nécessité de poursuivre les investissements dans les hôpitaux, de faciliter l’accès aux soins et de financer les traitements innovants.
Elle estime également que cette évolution doit contribuer à lutter contre le gaspillage de médicaments, en rappelant que de nombreuses boîtes restent inutilisées dans les foyers.
Interrogée sur les quelque 6 000 décès supplémentaires enregistrés lors de la canicule de juin, Stéphanie Rist a annoncé la préparation d’un plan national renforcé pour mieux protéger les personnes vulnérables lors des épisodes de fortes chaleurs. Ce dispositif, élaboré avec le Premier ministre, doit notamment améliorer le repérage des personnes isolées et renforcer la coordination entre les collectivités, les services sociaux et les acteurs de santé.