Crèmes solaires : 9 produits sur 10 vendus sur Temu, Shein et AliExpress jugés dangereux par Que Choisir

Crèmes solaires : 9 produits sur 10 vendus sur Temu, Shein et AliExpress jugés dangereux par Que Choisir
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Une enquête de l’association Que Choisir Ensemble alerte sur la qualité des crèmes solaires commercialisées sur les plateformes chinoises Temu, Shein et AliExpress. Sur dix références testées, neuf se sont révélées non conformes, certaines contenant même des substances interdites en Europe.

En pleine période de départs en vacances, l’étude risque de faire réagir les consommateurs.

Selon une enquête réalisée par Que Choisir Ensemble et révélée par Franceinfo, neuf crèmes solaires sur dix vendues sur Temu, Shein et AliExpress présentent des risques pour la santé ou n’assurent pas la protection annoncée.

Parmi les dix produits analysés, trois contenaient au moins une substance interdite dans l’Union européenne.

L’association évoque notamment la présence d’un perturbateur endocrinien susceptible d’agir sur la thyroïde et le système hormonal. Des produits qui, selon elle, "n’auraient jamais dû être proposés à la vente".

Les résultats sont également préoccupants concernant l’efficacité des protections.

Six produits affichent des écarts très importants entre l’indice de protection annoncé et celui réellement mesuré par les tests. Selon Que Choisir, certains écarts atteignent jusqu’à -98 %.

Concrètement, des crèmes revendiquant une protection élevée offriraient en réalité un niveau de protection extrêmement faible, exposant les utilisateurs aux risques liés aux rayons UV.

Une seule crème jugée acceptable… mais critiquée

Sur les dix références testées, une seule présente un niveau de protection considéré comme acceptable.

L’association souligne toutefois que sa composition contient de l’ethylhexyl methoxycinnamate, un filtre UV régulièrement pointé du doigt pour ses effets potentiels de perturbateur endocrinien.

Selon l’association, les produits incriminés ont été retirés des catalogues. Mais elle estime que cette mesure reste insuffisante, craignant qu’ils réapparaissent rapidement sous d’autres références ou appellations.

Face à ces résultats, l’association demande aux autorités de prendre des mesures fortes contre les plateformes concernées. Elle annonce notamment saisir l’Arcom ainsi que la DGCCRF.

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