Le retour progressif du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ne suffira pas à faire baisser rapidement les prix du pétrole. Invité des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence ce samedi 4 juillet, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a estimé qu'il faudrait encore trois à quatre mois pour que le marché pétrolier retrouve un fonctionnement normal, selon des propos rapportés par Le Figaro.
Malgré le cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l'Iran, les difficultés persistent dans cette zone stratégique. De nombreux armateurs hésitent encore à envoyer leurs pétroliers dans le détroit d'Ormuz, ce qui continue de perturber l'acheminement du brut.
Le marché pétrolier reste suspendu à l'évolution du trafic dans le détroit d'Ormuz. Si d'importants volumes de pétrole continuent de transiter par cette voie stratégique, les réserves actuellement écoulées proviennent surtout des cargaisons restées bloquées et des stocks. Une hausse des prix pourrait intervenir à moyen terme, une fois ces volumes absorbés par le marché, si la reprise de la production ne suffit pas à maintenir les exportations.