Une nouvelle étape a été franchie dans l’un des dossiers sociétaux les plus sensibles du quinquennat.
Les députés ont achevé samedi 27 juin l’examen en troisième lecture de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir pour certains malades atteints d’une affection grave et incurable.
Le texte sera soumis à un vote solennel mardi dans l’hémicycle.
Depuis lundi dernier, les parlementaires ont débattu de nombreux aspects du dispositif : critères d’éligibilité, procédure médicale, garanties pour les patients ou encore terminologie employée.
Au total, plus de 1 800 amendements ont été étudiés. Seuls 23 ont finalement été adoptés.
La proposition de loi vise à ouvrir, sous certaines conditions strictes, un droit à l’aide à mourir pour des personnes atteintes d’une maladie grave et incurable. Dans sa rédaction actuelle, les termes "euthanasie" et "suicide assisté" n’apparaissent pas dans le texte, un choix contesté par plusieurs députés opposés à la réforme.
Une adoption définitive attendue en juillet
Sauf surprise, le vote de mardi devrait permettre l’adoption du texte par les députés.
Le Sénat ayant déjà rejeté à deux reprises ce dispositif et semblant s’orienter vers une nouvelle opposition, la version qui sera adoptée mardi pourrait constituer la rédaction définitive de la réforme.
L’adoption finale du texte est attendue le 15 juillet, concrétisant ainsi l’une des principales promesses sociétales du second quinquennat d’Emmanuel Macron.