Rebondissement dans le dossier du concert de La France insoumise prévu pour la Fête de la musique.
Le tribunal administratif de Paris a suspendu ce vendredi 19 juin l’arrêté de la préfecture de police qui interdisait l’événement organisé place de la République. Une décision saluée par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui dénonçait depuis deux jours une atteinte aux libertés publiques.
Dans son arrêté, le préfet de police Patrice Faure avait motivé l’interdiction par la participation annoncée de plusieurs personnalités controversées, parmi lesquelles Assa Traoré, fondatrice du Comité Adama, ainsi que les rappeurs Médine et Soso Maness.
La préfecture estimait que leur présence pouvait favoriser des troubles à l’ordre public et évoquait notamment certains slogans hostiles aux forces de l’ordre.
Mais le juge des référés a relevé que ces personnalités ne figuraient finalement pas parmi les participants annoncés à l’événement.
Pas de risque suffisamment établi
Le tribunal a également considéré que les éléments produits par la préfecture ne permettaient pas d’établir de manière suffisamment certaine l’existence de troubles matériels à l’ordre public ou la commission imminente d’infractions pénales.
En conséquence, l’interdiction a été suspendue et le concert pourra bien avoir lieu samedi dans le cadre de la Fête de la musique.
Sur les réseaux sociaux, La France insoumise a immédiatement salué une "victoire" judiciaire.
Jean-Luc Mélenchon avait dénoncé dès mercredi un "scandale démocratique grave en période électorale". Le mouvement estime désormais que la décision du tribunal confirme le caractère injustifié de l’interdiction préfectorale.