Main arrachée à Lens : le lycéen nie avoir ramassé la grenade, selon son avocate

Main arrachée à Lens : le lycéen nie avoir ramassé la grenade, selon son avocate

L’adolescent de 15 ans blessé par une grenade assourdissante lundi 5 octobre à Lens dément avoir ramassé l’engin. Dans un communiqué publié samedi 10 octobre, son avocate conteste les premiers éléments présentés par le parquet de Béthune.

Le lycéen qui a eu la main arrachée en marge d’un blocage à Lens, lundi 5 octobre, conteste le déroulement des faits décrit par le parquet. Son avocate, Christine Bouquet-Wattez, a fait connaître sa position samedi 10 octobre dans un communiqué.

"Evan conteste formellement la version des faits retenue par le parquet", écrit-elle. L’adolescent nie avoir ramassé la grenade avant son explosion et réfute également toute participation à des violences.

L’avocate relaie aussi l’étonnement de la famille face à la position du procureur, alors que le jeune garçon n’a pas encore été entendu par les enquêteurs.

Deux récits qui s’opposent

Vendredi, le parquet de Béthune avait présenté une autre version, fondée sur les premiers éléments de l’enquête.

Selon son communiqué, la grenade avait été tirée à une distance de 80 mètres, puis était tombée au sol. Plusieurs manifestants s’en seraient approchés avant que l’adolescent ne la ramasse et qu’elle explose dans sa main.

Le procureur avait précisé que les témoignages recueillis auprès des policiers et des autres personnes présentes convergeaient vers ce récit, à l’exception d’un seul.

La mère du lycéen a été entendue jeudi et a déposé plainte pour les blessures subies par son fils. Selon les indications données vendredi par le parquet, l’adolescent demeurait hospitalisé et devait être entendu dès que les médecins l’autoriseraient.