À moins d’un mois des élections législatives américaines du 3 novembre, Donald Trump fait entrer la contestation lycéenne française dans le débat politique aux États-Unis. Sur Truth Social, le président a dénoncé une “immigration massive hors de contrôle” et affirmé que le mouvement n’avait “rien à voir avec les écoles”.
Il a également accusé l’islam de vouloir prendre le contrôle de la France, sans étayer le lien avec les manifestations.
Mardi, plusieurs dizaines de milliers de lycéens ont défilé à Paris et dans d’autres villes pour demander des moyens supplémentaires pour l’éducation. Des enseignants, étudiants et syndicalistes les ont rejoints, après plusieurs jours de mobilisation ponctués de tensions et de heurts avec les forces de l’ordre.
Les propos de Trump prolongent les discours diffusés depuis plusieurs jours dans la sphère Maga. Sur X, le commentateur de droite radicale Dave Rubin, suivi par environ 1,6 million de personnes, a partagé des images d’une gare française en avertissant qu’un scénario similaire pourrait toucher les États-Unis si les démocrates retrouvaient le pouvoir. Glenn Beck, qui compte quelque 2,2 millions d’abonnés, a pour sa part évoqué un “réseau international de socialistes” désireux de “démanteler l’Occident”.
Ces images alimentent ainsi les thèmes privilégiés du camp trumpiste, de l’immigration à l’identité nationale, en passant par l’opposition aux démocrates et aux mouvements progressistes.
Le contexte électoral donne un relief particulier à cette intervention. Selon BFMTV avec l’AFP, les républicains sont en difficulté dans les sondages, tandis qu’une partie des Américains reproche au président son action insuffisante face à la hausse persistante du coût de la vie. Une défaite en novembre pourrait lui faire perdre le contrôle du Congrès et entraver la mise en œuvre de son programme.