Les enseignants rejoignent les lycéens, à quoi s’attendre ce mardi

Les enseignants rejoignent les lycéens, à quoi s’attendre ce mardi

Grèves, blocages et manifestations sont annoncés ce mardi 6 octobre. Les enseignants sont appelés à rejoindre les lycéens pour réclamer davantage de moyens.

La mobilisation lycéenne s’élargit aux personnels de l’Éducation nationale. La FNEC FP-FO et la CGT Éduc’action appellent notamment à faire grève et à manifester aux côtés des jeunes ce mardi.

Les organisations dénoncent le manque d’enseignants, les remplacements non assurés, les classes surchargées et la dégradation des bâtiments scolaires. L’abandon de Parcoursup figure également parmi les revendications portées par ces syndicats.

Des cours susceptibles d’être perturbés

La participation des enseignants au mouvement pourrait entraîner des absences et modifier le déroulement des cours. Les perturbations dépendront toutefois de la mobilisation dans chaque établissement. L’appel à la grève ne signifie donc pas que tous les établissements seront fermés ce mardi.

Pour les familles, les informations transmises par les écoles, collèges et lycées permettront de connaître les conditions d’accueil et les éventuelles modifications d’organisation.

Les blocages lycéens peuvent également affecter l’accès aux établissements. Des actions devant les lycées et des rassemblements dans plusieurs villes sont annoncés.

Une manifestation annoncée à Paris à 14 heures

Dans la capitale, le rendez-vous est fixé à 14 heures place de la République. Selon les informations publiées mardi matin par Le Parisien, le cortège doit rejoindre la place de la Nation.

L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent à cette journée de mobilisation. Des organisations de salariés et des parents d’élèves apportent également leur soutien au mouvement.

La FCPE appelle ainsi les parents à manifester aux côtés des lycéens. Elle estime que leurs revendications concernant les moyens humains, les conditions d’apprentissage et les bâtiments scolaires rejoignent les préoccupations des familles.

Les conditions d’études au cœur des revendications

Les organisateurs veulent remettre les difficultés quotidiennes des établissements au centre du débat. Ils réclament notamment davantage de personnels et une réduction du nombre d’élèves par classe.

Les syndicats dénoncent aussi la réponse policière apportée aux mobilisations et demandent que les jeunes puissent exprimer leurs revendications en sécurité. La participation des enseignants, des élèves et des parents permettra de mesurer, au fil de la journée, l’élargissement du mouvement.