Nasser al-Khelaïfi se retrouve dans le viseur de la justice. Le parquet de Paris a confirmé ce dimanche 20 septembre à L’Équipe l’ouverture d’une enquête préliminaire pour prise illégale d’intérêts visant le président du PSG et de BeIN Media Group.
La procédure, confiée en avril à la Brigade financière anticorruption (BFAC), fait suite à un signalement adressé le 3 mars par Anticor. L’association anticorruption s’interroge sur le comportement du dirigeant lors d’une réunion des instances de la Ligue de football professionnel consacrée, en juillet 2024, à l’attribution des droits télévisés de la Ligue 1.
Selon Anticor, un enregistrement laisserait entendre que Nasser al-Khelaïfi aurait tenté d’influencer plusieurs membres du conseil d’administration de la LFP afin de favoriser l’offre de BeIN Sports.
Son avocat rejette ces soupçons. Auprès de l’AFP, il affirme que son client a “toujours agi de manière indépendante, impartiale et objective”.
En juillet 2024, avait déjà révélé de profondes fractures entre les patrons de Ligue 1. Dans des images diffusées par France 2, Joseph Oughourlian, président du RC Lens, avait directement reproché à Nasser al-Khelaïfi son double rôle au PSG et chez BeIN Sports, l’accusant d’intimider les autres dirigeants et lui rappelant la notion de conflit d’intérêts. Le dirigeant parisien lui avait rétorqué qu’il ne comprenait “rien aux médias”. Une passe d’armes désormais au cœur des investigations judiciaires.