Un procès en diffamation qui s’est largement transformé en examen des comportements reprochés à Pierre Ménès. La journaliste Marie Portolano était jugée après la plainte déposée par l’ancien consultant sportif, trois mois après la publication, en mars 2024 chez Stock, de son livre “Je suis la femme du plateau”. Pierre Ménès, lui, n’a pas assisté aux débats et n’était pas représenté par un avocat.
L’ancien chroniqueur de Canal+ avait demandé le renvoi de l’audience en invoquant un rendez-vous médical. Le tribunal a refusé, estimant ce motif insuffisamment justifié. La défense de Marie Portolano y a vu une stratégie destinée à repousser l’examen de la plainte après le 16 novembre, date à laquelle le tribunal de Nanterre doit se prononcer sur le fond de l’affaire.
Marie Portolano a réaffirmé ses accusations contre Pierre Ménès, notamment celle d’avoir soulevé sa jupe en 2016 sur le plateau du Canal Football Club, un récit corroboré selon son avocat par trois témoins. Elle a également dénoncé des gestes déplacés répétés, des accusations étayées par l’Inspection du travail et jugées suffisamment fondées par le procureur.
Marie Portolano assure que son livre, dans lequel Pierre Ménès n’est jamais nommé, vise surtout à dénoncer le sexisme dans le journalisme sportif. Une démarche déjà portée par son documentaire de 2021, dont un passage impliquant l’ancien chroniqueur avait été coupé à la demande de Canal+ avant d’être révélé.
Le tribunal rendra sa décision dans cette procédure en diffamation le 4 novembre.