Le verdict est tombé après cinq jours de procès.
La cour d’assises de Paris a condamné ce vendredi Lakhdar M. à 27 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Assia B., tuée en janvier 2023 avant que son corps ne soit démembré puis dispersé entre Paris et la Seine-Saint-Denis.
L’avocate générale avait requis la même peine, assortie d’un suivi socio-judiciaire de huit ans et d’une injonction de soins.
Les jurés ont finalement retenu la qualification de meurtre par conjoint, écartant la thèse de la défense qui plaidait des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Une dispute conjugale au cœur des débats
À l’audience, Lakhdar M. a soutenu que le drame était survenu lors d’une dispute liée à des difficultés financières. Selon sa version, une altercation aurait éclaté après la découverte d’une somme de 3 000 euros en liquide détenue par son épouse.
L’accusé affirmait avoir maintenu Assia B. pour la faire taire sans avoir l’intention de la tuer.
Mais les experts ont estimé qu’une pression prolongée de plusieurs minutes avait été nécessaire pour provoquer la mort de la victime.
Au-delà du meurtre, le comportement de Lakhdar M. après les faits a profondément marqué les débats. Après le décès de son épouse, il avait découpé le corps puis dispersé les restes dans plusieurs lieux, notamment dans le parc des Buttes-Chaumont à Paris et à Bobigny.
Les parties civiles ont dénoncé une démarche réfléchie destinée à masquer le crime, tandis que la défense a invoqué un état de sidération psychologique.
Des excuses avant le verdict
Avant que la cour ne se retire pour délibérer, Lakhdar M. a pris la parole une dernière fois. En larmes, il a présenté ses excuses à la famille de la victime et demandé leur pardon.
Ces déclarations n’ont toutefois pas convaincu la cour, qui a suivi intégralement les réquisitions du ministère public en le condamnant à 27 ans de réclusion criminelle.