Rima Hassan devant la justice pour un tweet sur un auteur d’attentat palestinien

Rima Hassan devant la justice pour un tweet sur un auteur d’attentat palestinien

L’eurodéputée LFI Rima Hassan sera jugée ce mardi à Paris pour apologie du terrorisme après la publication d’un message sur le réseau X évoquant un membre de l’Armée rouge japonaise impliqué dans l’attentat de l’aéroport de Tel-Aviv en 1972. Ses soutiens dénoncent une atteinte à la liberté d’expression.

La justice devra trancher entre liberté d’expression et apologie du terrorisme.

L’eurodéputée de La France insoumise Rima Hassan comparaîtra ce mardi devant le tribunal judiciaire de Paris à la suite d’un message publié sur le réseau social X puis supprimé quelques jours plus tard.

Au cœur du dossier figure une publication diffusée fin mars dans laquelle l’élue reprenait une citation attribuée à Kozo Okamoto.

Cet ancien membre de l’Armée rouge japonaise avait participé à l’attaque de l’aéroport de Tel-Aviv, aujourd’hui appelé aéroport Ben Gourion, le 30 mai 1972. L’attentat, mené au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), avait causé la mort de 26 personnes.

Dans son message, Rima Hassan relayait notamment une déclaration attribuée à Kozo Okamoto évoquant son engagement en faveur de la cause palestinienne.

Le contenu a été signalé à la justice par le ministère de l’Intérieur ainsi que par plusieurs organisations, dont Organisation juive européenne et Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme.

Les autorités estiment que ce message pourrait constituer une apologie du terrorisme, une infraction pénale prévue par le droit français.

Une défense axée sur la liberté d’expression

Rima Hassan et ses soutiens contestent fermement cette qualification.

Son avocat, Me Vincent Brengarth, considère que cette procédure vise avant tout une personnalité engagée en faveur de la cause palestinienne et affirme que le procès soulève une question fondamentale de liberté d’expression.

L’audience de ce mardi pourrait dépasser le seul cas de Rima Hassan.

Le tribunal devra déterminer si la publication relevait de l’expression d’une opinion politique protégée par la liberté d’expression ou si elle constituait une valorisation d’un auteur d’attentat susceptible de tomber sous le coup de la législation sur l’apologie du terrorisme.

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