Le gouvernement veut répondre rapidement aux conséquences de la vague de chaleur qui touche une grande partie du pays.
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a réuni les organisations professionnelles agricoles afin d’évaluer les difficultés rencontrées sur le terrain et de définir des mesures d’urgence.
Selon le ministère, cet épisode caniculaire est particulièrement éprouvant pour les agriculteurs, dont l’activité reste fortement exposée aux températures extrêmes.
Des règles assouplies pour l’alimentation des troupeaux
Première mesure annoncée : faciliter l’accès aux ressources fourragères afin d’anticiper les difficultés d’alimentation du bétail. Le gouvernement prévoit ainsi de confirmer aux préfets que certaines jachères concernées par des obligations de débroussaillement pourront conserver leur statut d’infrastructure agroécologique (IAE) même après avoir été fauchées.
Cette disposition permettra aux exploitants concernés de continuer à bénéficier des aides de la Politique agricole commune pour l’année 2026.
Le ministère demande également aux syndicats agricoles, aux chambres d’agriculture et aux instituts techniques de renforcer leur accompagnement des exploitants.
L’objectif est de diffuser largement les bonnes pratiques permettant d’adapter les cultures et les élevages aux fortes chaleurs.
Autre mesure annoncée : le report temporaire des contrôles dans les exploitations agricoles situées dans les départements placés en vigilance rouge canicule. Sauf impossibilité particulière, ces contrôles reprendront une fois l’épisode de vigilance rouge terminé.
D’autres annonces possibles
Le ministère précise qu’un nouveau point de situation avec les organisations professionnelles agricoles sera organisé d’ici la fin de la semaine afin d’évaluer l’évolution de la situation et d’envisager d’éventuelles mesures complémentaires.
"Face à l’intensification des épisodes climatiques extrêmes, nous avons la responsabilité de protéger les agriculteurs, les animaux et les végétaux", affirme Annie Genevard, qui assure que l’État restera mobilisé pour préserver la capacité de production des exploitations et la souveraineté alimentaire française.