Protoxyde d’azote : plus d’un jeune sur dix a déjà consommé du gaz hilarant

Protoxyde d’azote : plus d’un jeune sur dix a déjà consommé du gaz hilarant

Un baromètre Ipsos réalisé pour la Macif révèle que 12 % des 16-30 ans en France ont déjà consommé du protoxyde d’azote. Une pratique souvent perçue comme festive, mais qui expose à des risques importants, notamment sur la route.

Le protoxyde d’azote continue de séduire une partie de la jeunesse française malgré les dangers qu’il représente. Selon un baromètre Ipsos réalisé pour la Macif et dévoilé ce vendredi par France Inter, 12 % des jeunes âgés de 16 à 30 ans déclarent avoir déjà consommé ce produit, plus connu sous le nom de gaz hilarant.

Réalisée auprès de 3 500 personnes, l’étude met en lumière une consommation essentiellement récréative. Parmi les utilisateurs, 71 % expliquent y avoir recours pour s’amuser, se détendre ou ressentir une sensation de bien-être.

L’enquête révèle toutefois des pratiques préoccupantes. Plus de la moitié des consommateurs réguliers affirment avoir déjà consommé seuls, tandis que 43 % reconnaissent avoir pris le volant, utilisé un vélo ou une trottinette après avoir inhalé du protoxyde d’azote.

Plus inquiétant encore, un quart des consommateurs réguliers déclarent avoir été impliqués dans un accident de la circulation sous l’emprise du produit.

Selon l’étude, un consommateur sur deux rapporte avoir déjà subi une perte de contrôle après usage et un tiers évoque des expériences négatives liées à cette consommation.

Des conséquences sur la santé mentale

Le baromètre souligne également des impacts potentiels sur la santé psychologique. Parmi les consommateurs interrogés, 27 % déclarent avoir déjà eu des pensées suicidaires.

Si une large majorité des jeunes interrogés identifie les dangers du protoxyde d’azote, certains continuent de minimiser ses effets. Près d’un tiers des consommateurs estime ainsi qu’une consommation occasionnelle ne présente aucun danger.

Face à cette situation, 85 % des jeunes se déclarent favorables à un durcissement de la réglementation encadrant la vente et l’usage du protoxyde d’azote.

L’étude rappelle enfin que l’alcool demeure la substance psychoactive la plus consommée chez les jeunes Français, devant le tabac et le cannabis.

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