Sécurité routière : plus de 3 500 morts en 2025, la vitesse reste la première cause des drames

Sécurité routière : plus de 3 500 morts en 2025, la vitesse reste la première cause des drames

La mortalité routière est repartie à la hausse en France en 2025. Avec 3 515 décès recensés, soit une augmentation de 2,4 % sur un an, les autorités pointent avant tout la vitesse excessive, toujours premier facteur des accidents mortels.

Le bilan de la sécurité routière pour 2025 marque un coup d’arrêt après plusieurs années de relative stabilisation.

Selon les chiffres définitifs publiés par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 3 515 personnes ont perdu la vie sur les routes françaises l’an dernier, contre un peu plus de 3 400 en 2024. Une progression de 2,4 %, portée aussi bien par la métropole que les territoires ultramarins.

En France métropolitaine, où 3 263 décès ont été enregistrés, les comportements à risque demeurent au cœur des accidents les plus graves.

Les données mettent en avant la vitesse excessive ou inadaptée, impliquée dans près de trois accidents mortels sur dix (29 %). Elle devance l’alcool (21 %), l’inattention (13 %) et la consommation de stupéfiants (11 %) parmi les facteurs les plus fréquemment identifiés.

Dans un communiqué, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marie-Pierre Vedrenne, a qualifié ce bilan de "choc", estimant que nombre de ces drames auraient pu être évités.

Des usagers vulnérables particulièrement touchés

Le rapport souligne également la fragilité de certains publics sur la route.

Parmi les personnes tuées en métropole, plus de 1 200 n’étaient pas responsables de l’accident. Plus de la moitié appartenaient à des catégories dites vulnérables, comprenant notamment les piétons, cyclistes, utilisateurs de trottinettes motorisées et conducteurs de deux-roues.

Une surreprésentation masculine

Autre enseignement du rapport : les hommes restent largement majoritaires parmi les victimes comme parmi les conducteurs impliqués dans les accidents mortels.

Ils représentent 77 % des personnes décédées et 83 % des conducteurs présumés responsables en métropole. Dans les Outre-mer, où 252 décès ont été recensés (+5 % en un an), cette proportion grimpe à 91 % des responsables présumés.

À l’approche des grands départs estivaux, le gouvernement appelle à davantage de vigilance, rappelant que la route reste un espace où les comportements individuels peuvent avoir des conséquences irréversibles.

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